17 juillet 2015
Je me souviens encore du jour où nous avons atterri, éreintés après
plusieurs heures de vol. C’était une belle journée d’été. La fatigue fut vite
balayée par l’excitation : nous étions en Amérique ! Ce lointain qui
fait rêver tout Européen. Nous ne te connaissions à peine, pourtant tu étais
là.
Rayonnante, tu nous as accueillis, les bras ouverts. De peur de gâter notre
rencontre, nous avons préféré le repos à une sortie nocturne. Nous voulions
apprécier chaque moment, craignant que le rêve n’en soit plus un, redoutant un
réveil soudain. Les jours suivant notre arrivée, nous nous sommes laissé
accaparer par des questions plus pragmatiques : où allons-nous loger ? quels meubles acheter ? que sera le
souper ? Nous t’avons un peu négligée, bien à regret.
Au fil des semaines, l’envie de te connaître se fit plus pressante. Bienveillante, tu acceptas et tu nous montras le Saint-Laurent, l’effervescence du centre, la sérénité des beaux quartiers. Nous étions fascinés par tant d’ambivalence. Le paysage était à la fois familier et complètement étranger ; nous nous sentions comme des géants ayant posé un pied en Amérique, tout en ayant gardé l’autre en Europe. Les mois passèrent et nous nous retrouvâmes à plusieurs reprises. Tu sembles t’accorder aux saisons. En automne, tes robes aux couleurs chaudes et miroitantes suscitent des jalousies. Mais c’est, vêtue de ta fourrure blanche immaculée, alors que souffle le vent du Nord, que nous t’avons trouvée si resplendissante.
Aujourd’hui, nous sommes devenus amis ; et nous admirons encore l’élégance de ta simplicité, ton incroyable douceur, ton indéfectible optimisme, ton inespérée tolérance, ton unique chaleur humaine. Voilà un an que nous nous connaissons et nous espérons secrètement te côtoyer encore longtemps.
Au fil des semaines, l’envie de te connaître se fit plus pressante. Bienveillante, tu acceptas et tu nous montras le Saint-Laurent, l’effervescence du centre, la sérénité des beaux quartiers. Nous étions fascinés par tant d’ambivalence. Le paysage était à la fois familier et complètement étranger ; nous nous sentions comme des géants ayant posé un pied en Amérique, tout en ayant gardé l’autre en Europe. Les mois passèrent et nous nous retrouvâmes à plusieurs reprises. Tu sembles t’accorder aux saisons. En automne, tes robes aux couleurs chaudes et miroitantes suscitent des jalousies. Mais c’est, vêtue de ta fourrure blanche immaculée, alors que souffle le vent du Nord, que nous t’avons trouvée si resplendissante.
Aujourd’hui, nous sommes devenus amis ; et nous admirons encore l’élégance de ta simplicité, ton incroyable douceur, ton indéfectible optimisme, ton inespérée tolérance, ton unique chaleur humaine. Voilà un an que nous nous connaissons et nous espérons secrètement te côtoyer encore longtemps.
Montréal, ce sont des mots d’amour et de gratitude que nous t’adressons.
Longue vie à notre amitié !
Longue vie à notre amitié !
Il s'est passé tant de choses en une seule et simple année!
2015 restera dans nos mémoires, c'est certain. C'est l'année où on a pris nos vies en main, malgré la peur et les doutes. A quatre, on a fait le grand saut, on est passé de l'autre côté (de l'Atlantique!).
Quitter son pays natal pour s'établir dans un autre, c'est une expérience inouïe et unique, que l'on recommanderait à chacun, quel que soit l'âge. On perd ses repères, on s'en crée d'autres petit à petit, on remet tout en question. On apprend énormément sur les autres (ah tiens, ils ne réfléchissent pas comme nous!?) mais aussi et surtout sur nous-mêmes.
Nous avons changé, nous ne pensons plus de la même manière qu'avant, nous avons évolué, peut-être même grandi.
Malgré la sincérité de nos articles enjoués et de nos photos souriantes, tout n'a pas été tous les jours rose. Il y a eu des moments plus difficiles, des doutes, des inquiétudes quant à l'avenir.
Mais on passe au travers, et au final on ne regrette rien.
Au quotidien, on se prouve à nous-mêmes que Nietzsche (comment ça s'écrit?!) avait raison: Ce qui ne tue pas rend plus fort (attention, ce précepte n'est en rien une invitation au masochisme!)
Et pour clôturer cet article anniversaire et contrebalancer nos paroles dithyrambiques, voici le top 10 des choses que l'on aime le moins au Québec, du moins à Montréal (parce que c'est grand le Québec!).
Cette liste est non exhaustive et pas forcément dans l'ordre!
1/ Le système médical: trop long !
Ne vous plaignez plus quand vous attendrez 20 mn chez votre médecin de famille! Ici, c'est 1h30 d'attente (minimum) et les médecins de famille sont une espèce en voie d'extinction, donc direction l'hôpital ou la clinique!
2/ Les taxes (ça, c'est notre côté auvergnat)
Pour ceux qui ne le savent pas, les prix affichés dans les épiceries québécoises ne sont pas ce que vous payez à la caisse. Piège! Il faut ajouter environ 15% en plus (certains produits, comme la nourriture en général, sont exemptés des taxes, ouf!). Et dans les restaurants, c'est encore pire, car il y a le service (pourboire) à ajouter en sus des taxes! Malgré tout, on trouve la vie plus abordable qu'en France...
3/ La société de consommation poussée à son extrême
Tout est plus grand qu'en France. Les formats standards sont les XXL français. A-t-on vraiment besoin de boire un litre de Coke (= Coca! pas de malentendus) ou de café?!
Tout est plus grand qu'en France. Les formats standards sont les XXL français. A-t-on vraiment besoin de boire un litre de Coke (= Coca! pas de malentendus) ou de café?!
4/ Les Québécois qui chassent les écureuils
On vous l'a déjà expliqué, les écureuils n'ont pas trop la cote ici. Les Québécois les comparent à des rats et les chassent sans scrupules :(
5/ Les Québécois qui ne disent pas merci, quand on leur tient la porte
Au fil des mois, on a compris que ce n'était pas de l'impolitesse, seulement une différence culturelle. Les Québécois sont beaucoup moins à cheval sur la politesse formelle, alors que nous, en bons Français, on tient à apprendre à nos enfants, dès 18 mois, à dire merci et bonjour.
6/ L'odeur environnante de marijuana
Voilà, vous savez enfin pourquoi la vie est si douce à Montréal et les Montréalais si détendus. Contrairement à l'alcool, le cannabis est largement toléré.
7/ Le chasse-neige qui te réveille à 5h du matin en hiver
Mais on se plaint pas trop, parce que sans ça, on serait probablement morts ensevelis!
8/ Les fortes chaleurs d'été
A Montréal, l'été, quand il fait 30°C, on ressent en fait 40°C! La faute à l'humidité qui atteint parfois un taux de 80%. C'est dur!
9/ Le faux fromage dans les épiceries
Le fromage de supermarchés, c'est juste...pas du fromage! Heureusement, il existe de bonnes fromageries (très chères), si une envie irrépressible de camembert ou de cantal se faisait sentir...
10/ Etre loin de notre famille !
Bah oui, vous nous manquez! Le plus dur, c'est à Noël. On avait juste envie de prendre un billet pour Moussy !











































